Abitibi-Témiscamingue

RETOUR À L’itinérance au Québec


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17 mars 2019 Une campagne de financement participatif au profit de La Piaule. Publié par Radio-Canada: « Si La Piaule ferme, il va y avoir pas mal de gens qui vont se ramasser à l’hôpital, ça va engorger les urgences. Si La Piaule ferme, les gens qui n’ont pas de domicile fixe vont devoir dormir dans les rues de Val-d’Or. »


Mai 2009 Enquête terrain sur les besoins en itinérance à Val-D’Or, réalisé à la demande de la Direction générale du Centre d’Amitié Autochtone de Val-D’Or (CAAVD). «La plupart des personnes interviewées signalent que le phénomène d’errance et de l’itinérance est en croissance à Val-d’Or et qu’il semble toucher de façon plus particulière les Autochtones. En ce sens « l’enquête terrain » nous démontre, que le statut d’errance vécu jusqu’à présent par beaucoup d’Autochtones est en train de changer. Selon les intervenants du milieu, les Autochtones se retrouvent de plus en plus en situation d’itinérance, c’est à dire en situation de « rupture du lien social ». Il faut en effet rappeler que l’errance autochtone se différencie de l’errance allochtone par le fait qu’elle se caractérise par le « voyagement » régulier entre la ville et la communauté ainsi que par des séjours plus ou moins longs chez des amis, de la parenté ou des connaissances. Elle n’implique donc pas une rupture définitive du lien social. Mais cette forme traditionnelle d’errance tend aujourd’hui à disparaître, dans la mesure où les itinérants ont chaque fois plus tendance à rester en ville et donc à se couper de tous les liens sociaux qui pouvaient leur permettre de maintenir un rapport avec leur monde et leur culture.» (Extrait, p.12)